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En finir avec les a priori en matière de traduction professionnelle

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Tea C. DietterichLe monde de la traduction recèle sa part de mythes et d’idées fausses qui suscitent souvent la perplexité des non-professionnels. Comment alors appréhender correctement la notion de qualité de service, a fortiori si l’on ne maîtrise pas les langues concernées ou le jargon du domaine ?

À l’heure actuelle, avec Internet et l’aide de quelques amis bilingues, la traduction de vos messages professionnels en langue cible n’a jamais semblé aussi simple.

Pourtant, bien souvent, vos amis bilingues traduiront vos messages plutôt littéralement. Ils se contenteront de remplacer vos mots par leur strict équivalent linguistique. Ils ne reformuleront pas vos contenus pour les rendre plus lisibles et ne s’attarderont pas sur le style, le jargon ou les concepts propres à un marché particulier.

localizationLorsque vous écrivez pour un pays ou une région du monde, vous devez localiser le sens et le message que vous exprimez à travers vos métaphores et votre discours, pour offrir au lecteur une compréhension fluide et préserver votre image de marque.

Il semble donc utile de briser certains mythes et de vous expliquer l’essentiel pour aborder la traduction à des fins professionnelles.

1. Une traduction de qualité relève d’un processus bien plus exigeant que vous ne le pensez

International_MarketingVous pensez peut-être n’avoir besoin que d’un traducteur. Détrompez-vous : pour obtenir des contenus de haute qualité, vous devez prévoir aussi des tâches de localisation, correction, révision, édition, publication assistée par ordinateur et gestion de fichiers, peu importe les supports.
Vous avez consacré beaucoup de temps à la création de votre brochure française ? Les contenus conçus pour un public étranger nécessiteront une préparation plus poussée. Bien souvent, il sera utile d’obtenir l’avis d’un tiers, de faire appel à un expert du secteur pour valider la terminologie, et à un éditeur pour la publication finale. De même, vous aurez souvent besoin de l’aide de professionnels pour gérer votre projet, vos formats de fichiers, la connexion à votre système de gestion de contenus et à vos outils internes.2. En traduction, les amis ou collègues bilingues peuvent être de faux amismultilingual friends

Faire appel à des collègues ou amis bilingues pour la traduction de documents professionnels ou de contenus marketing présente des risques. En effet, ils peuvent mal connaître le domaine concerné. Si la langue cible est leur langue maternelle, ils ne la maîtrisent peut-être pas parfaitement en termes de rédaction. Bref, on ne s’improvise pas traducteur-expert !Attention, il ne s’agit pas de renoncer totalement à l’aide précieuse que pourraient vous apporter vos relations ou collègues, mais il faut veiller à ne pas confondre bilinguisme et compétence professionnelle. Véhiculer un message de manière pertinente et efficace exige de maîtriser un langage adapté au marché cible et la matière, le contenu du support.

3. La traduction automatisée ne se résume pas à Google Translategoogle_translate_draws_200_million_users_each_month_68f059194e

Peut-être assimilez-vous tous les systèmes de traduction automatisée (TA) à Google Translate. Ce terme désigne en réalité des moteurs de traduction programmés par des techniciens professionnels, reposant sur une multitude de mémoires de traduction (MT) approuvées, et alimentés par un large volume de données techniques pour leur permettre de produire un résultat rapide et pertinent à partir d’un texte source spécifiquement rédigé pour être compatible avec la TA.Là encore, le texte traduit est ensuite révisé par des « post-éditeurs » humains. Cette technologie permet aux professionnels de traiter plus efficacement les tâches répétitives qui peuvent être automatisées, tout en faisant appel aux compétences de traducteurs chevronnés pour les tâches plus ardues.

post-editingLa TA ne doit pas être confondue avec les systèmes de gestion de projets. Ces derniers prennent en charge divers formats de fichier complexes et enregistrent dans une base de données des mémoires de traduction contenant des segments entiers de texte traduit. Ils aident le traducteur à maintenir une bonne cohérence terminologique lorsque des termes et contextes similaires se présentent dans différentes traductions. Ils permettent également au client d’optimiser son budget pour les textes très volumineux contenant de nombreuses répétitions.

4. Ne raisonnez pas qu’en termes de coûts initiaux bruts 

euro signCertes, la logique économique prévaut en matière de traduction comme dans d’autres, mais la rentabilité doit s’évaluer de manière globale. Il faut privilégier le rapport qualité-prix final. À trop vouloir tirer les coûts vers le bas, on court le risque d’obtenir un produit médiocre qui ne présente guère d’utilité. Référons-nous par analogie au monde de la mode : le prix du prêt-à-porter ne s’applique pas à la haute couture ! Surtout dans le domaine du marketing ou du technique, un service de qualité se paie raisonnablement. N’oubliez jamais que la traduction entre en jeu dans votre image de marque. Tous les termes ne se valent pas, la primauté du client exige une communication hors pair.

5. La qualité se prépare à la source

Input_outputVous attendez certainement une traduction de qualité, mais si votre propre message initial n’est pas clair, le traducteur pourra difficilement deviner ce que vous voulez dire pour le transmettre. Pour une qualité optimale, il est essentiel de fournir aux traducteurs un texte source clair et un maximum d’informations : précisions sur le contexte, guides de style, articles associés, liens, glossaires, etc. Toute information pertinente dont vous disposez doit leur être transmise pour leur permettre de comprendre pleinement votre sujet et votre message.

6. Ne changez pas de traducteur comme de chemise

Les traducteurs se familiarisent graduellement avec votre style, votre terminologie et votre domaine d’activité. Si vous tenez un bon traducteur, faites appel à lui sur la durée : l’expérience lui permettra de mieux répondre à vos besoins. Même si vous utilisez des glossaires et des guides de style, la cohérence terminologique sera mieux respectée en continuant à travailler avec ceux qui connaissent vos contenus.

En utilisant différents prestataires, vous pourriez compromettre la cohérence de vos messages et l’efficacité de vos traductions. Bien souvent, les changements observés sur différentes traductions découlent de préférences personnelles ou d’un manque de connaissances préalables, et vous risqueriez de perdre beaucoup de temps à retravailler les versions concernées, pour gommer des irrégularités issues de simples divergences d’opinions.

Comme nous l’avons vu, de nombreux critères entrent en compte dans l’élaboration d’une traduction professionnelle de qualité. La traduction est un processus complexe et relativement méconnu, qui peut parfois laisser perplexe.
increased salesPour un non-initié, la traduction peut se limiter à remplacer des mots par d’autres, mais en réalité elle allie l’art à la science.

D’ailleurs, pour les profanes, le meilleur indicateur de la qualité d’une traduction n’a parfois rien à voir avec des notions intrinsèques. Du point de vue d’un acheteur, la qualité s’évalue plus souvent en termes d’impact réel de la traduction, à savoir les résultats qui en découlent, sous forme d’une meilleure perception de la marque, de nouveaux clients, d’un trafic Web accru ou de ventes en hausse !

Rédigé par Tea C. Dietterich, CEO de 2M Language Services.

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